Au delà de la zone de confort : la zone magique

Vais-je y arrivé ? Cette question me tourne dans la tête lorsque nous approchons de l’île. Cette sortie de zone de confort est certainement le plus grand défi que j’ai réalisé à ce moment. Depuis le hublot se dessine le paysage de Java. L’avion entame sa descente et je peux apercevoir la ville de Jakarta.

Je range mon Lonely Planet, la première étape sera Yogyakarta, avec le temple bouddhiste de Borobudur. A peine sortie de l’appareil, la présence militaire et la chaleur ambiante me fais savoir que je suis bien loin de ma Normandie natale. Plutôt surpris par l’ambiance agréable de l’aéroport international Soekarno-Hatta, je traverse le long corridor qui mène au guichet pour obtenir le visa. Marchand sur une moquette rouge aux motifs floraux. Il n’y a pas grand monde et vu la taille de l’aéroport je m’attendais à une activité bien plus intense.

Le manque de confiance engendrée par les évènements de ces derniers mois me fait douter de tout et surtout de moi. J’avais même peur de demander mon chemin à Paris pour prendre le métro. Comme si les plus petites choses étaient devenu difficile. J’ai le sentiment de devoir tout réapprendre, comme un enfant qui apprend à marcher et qui a peur de tomber.

Le doute

C’est parce que l’on s’imagine tous les pas que l’on devra faire que l’on se décourage.

Alors qu’il s’agit de les aligner un à un.

– Marcel Jouhandeau –

“Where do you go ?” me demande le douanier.

Ne sachant pas trop quoi répondre, je lui donne ma destination finale : “Bali !”

“Business or Hollydays ?”

“Sorry ?” Je ne sais pas si c’est l’accent Indonésien, mon manque d’attention accompagné des troubles de la mémoire, mais j’ai beaucoup de mal à comprendre cette simple question. Probablement l’ensemble. Dans quoi tu t’es embarqué, tu ne parles plus un mot d’anglais et tu comptes effectué un périple dans un pays que tu ne connais pas. Peu importe, j’ai besoin d’avancer hors de ma zone de confort, je me débrouillerai.

“Business or Hollydays ?”

“Hollydays” répondais-je, comme s’il me demandait de choisir. Là Jérémy il va falloir faire un effort pour essayer de te concentrer un peu.

Le douanier colle le timbre, tamponne le passeport qu’il me tend et m’autorise à passer. Prenant ce geste pour une première victoire, je ressens comme une certaine fierté. Comme si j’avais bien répondu à la question et que ma réponse me permettait de gagner un prix ! Une petite réussite comme celle-ci peu vous mettre en joie quand vous y mettez toute votre attention !

A la sortie de l’aéroport, je prends quelque minutes pour calmer l’incertitude qui m’envahis. Le chemin est long et je ne sais pas vraiment à quoi m’attendre. De plus, Jakarta ne m’attire pas vraiment et je préfère alors rejoindre Bali assez rapidement. M’éloignant du hall d’entrée, je décide de prendre le bus jusqu’à la gare pour continuer mon voyage.  Quel est le bon véhicule ? Tentant ma chance auprès du chauffeur assis dans l’un des bus alignés quelques dizaines de mètres plus loin : “Train station ?”

“Yes.” Me répondit-il

Prenant place dans le véhicule, je me demande si je lui ai bien indiqué à quelle gare je souhaitais me rendre. Les trains pour Yogyakarta ne partent que de la gare de Gambir. Nous démarrons et la ville grouille de scooter, vélos, tuk tuk et autres véhicules légers jouant du klaxon pour se frayer un chemin. Conduire dans un tel désordre me paraît être mission impossible. Tout comme traverser les rues à pied !

La gare de Gambir, son restaurant, ses porteurs de bagages et les files d’attente devant les guichets. Je suis un peu perdu dans la marche à suivre pour réserver ma place. Mais cette hôtesse charmante me fais signe pour me faire savoir, avec un jolie sourire, que l’automate est disponible pour acheter mon billet. Le trajet se fera en partie de nuit et je ne suis pas mécontent de quitter la mégalopole. Je n’ai jamais trop aimé les grandes villes et préfère le contact avec la nature.

Troisième victoire, même si je commence à me détendre un peu, étant de plus en plus sensible aux stimuli extérieurs, mon attention à tendance à se tourner vers les dangers éventuels. Les contrôles militaires dans le train n’arrangent pas cette sensation lorsque je vois les ces hommes fouiller les bagages du passager situé à côté de moi.

Lorsque vous marchez vers l’inconnu, que vous sortez de votre zone de confort, les doutes sont nombreux. Avancez petit pas par petit pas et soyez pleinement conscient de chaque pas réalisé pour mesurer votre progression en célébrant chaque petite victoire. Quel est le prochain petit pas à faire pour atteindre vos rêves ? Passer un appel téléphonique, envoyer un CV pour un entretien d’embauche et quitter un travail qui ne vous convient plus, reprendre une passion mise de côté, demander de l’aide, faire votre passeport pour ce voyage qui vous tente depuis des années. Quel premier pas allez-vous faire ?

La peur

“J’ai appris que le courage n’est pas l’absence de peur, mais la capacité de la vaincre.”

– Nelson Mendela –

Il est environ 4 heures du matin lorsque le train arrive à la gare Tugu à Yogyakarta. Il me faut un peu d’argent pour continuer. Avant de pouvoir sortir du parking en terre battu de la gare, je dois traverser le groupe de chauffeurs de taxi qui attendent les voyageurs pour les emmener dans l’endroit de leur choix.

Ces braves hommes font leur travail, mais la fatigue et la noirceur de la nuit teinte cette scène d’une certaine oppression.

“Borobudur, Borobudur…” clamaient-ils en quête de clients à transporter.

“No, thank you. No thank you…” Chaque refus de ma part me plonge dans la culpabilité, leur insistance me donne le sentiment que leur vie dépend de moi. Plus tard je me ferais à cela…

Bien que le temple de Borobudur soit ma destination de la journée, pour l’instant je suis à la recherche d’un distributeur à billets. Tout est si nouveau, si différent de ce que je connais, quitter ma zone de confort me rend vraiment inconfortable. Nous sommes loin des beaux quartiers de Paris et la pauvreté me saute au visage. Les lumières des quelques échoppes ouvertes à cette heure m’aident à m’orienter, marchant seul dans les ruelles sombres aux trottoirs encaissés, faisant une cible idéale pour un agresseur, l’angoisse me guette. Un petit européen perdu dans la nuit, quoi rêver de mieux pour un pic pocket.

Voilà ce que je cherchais. Après avoir insérer ma carte bleue dans l’appareil, je tente tant bien que mal de déchiffré les instructions de celui-ci. Le Bahasa Indonesia (Indonésien) que je lis sur l’écran ne m’aide pas vraiment. Au bout de plusieurs tentatives, impossible d’obtenir quoique ce soit.

J’essaie de rester calme. Il doit bien y avoir une solution, je retourne à la gare pour me connecter au wifi et consulter les sites internet qui pourront me donner les renseignements nécessaires. Visiblement, les cartes Visa ne fonctionnent que dans certaines banques.

“Borobudur, Borobudur…”

“No, thank you. No, thank you…” repartant en ville à la recherche d’un distributeur compatible avec ma carte.

Les premières lueurs du jour apparaissent lorsque je parviens à obtenir l’équivalent de deux cents euros. De quoi voyager quelque jours.

Face à la peur, nous avons deux choix. Adopter des comportements destructeurs ou constructifs. Les premiers vous feront retourner dans votre zone de confort, les deuxièmes vous propulseront dans votre zone magique. La peur est tout a fait normale, lorsqu’elle survient observez-là et accueillez-là. Avouer ses sentiments à quelqu’un que vous aimez en secret,  déménager dans une autre région, vous affirmer devant ce collègue qui vous rabaisse, quitter une relation qui ne mène nul part, osez prendre la parole en publique. Si vous n’aviez pas peur, que feriez-vous ?

La joie

“La moindre joie ouvre sur un infini.”

Christian Bobin

Enfin je peux quitter Yogyakarta, malgré que l’ambiance soit moins pesante à la lumière du jour, le bruit et la foule sont loin de ce que je recherche.

“Borobudur, Borobudur, temple..”

“Yes, Borobudur. How much for go and back.” Hahaha, je vous avez bien dit que je ne parlais plus un mot d’Anglais. Je m’aperçois que mes interlocuteurs sont également loin d’être bilingue, mais les bases nous permettent de nous comprendre. J’ai prévu de repartir en fin d’après midi. Les trains de nuit me permettront d’avancer tout en dormant un peu.

“Two hundred.”

“Ok, let’s go !” j’apprendrais l’art de la négociation à Java par la suite.

“Arif !” Me lance le chauffeur, pour se présenter.

“Jérémy !”

J’enfourche le véhicule et monte derrière Arif. Nous sommes partis. Arif zig zag entre les voitures pour nous extraire de la ville. Les feus rouges me permettent de discuter avec lui pour me renseigner un peu plus sur notre trajet.

“How many times to Borobudur ?” Lançais-je dans un Anglais complètement à côté de la plaque.

“Forty-five” me répond-il.

Je me demande encore comment il a fait pour comprendre ma question ! Il nous faut environ 20 minutes pour sortir de l’agglomération. La densité du trafic diminue au fur et à mesure que nous roulons. Nous avançons, à petite allure, dans la campagne, au milieu des palmiers et le soleil vient réchauffer l’atmosphère mais aussi mon coeur.

Je me sens nourri, perdu au fin fond de l’Indonésie, assis sur un scooter derrière un inconnu. Je jubile ! C’est génial ! C’est la première fois depuis des mois que je vis dans l’instant présent, mon passé n’existe plus et mon futur m’importe peu. Je me sens moi-même, vivant, je suis heureux ! Dans ma zone magique.

“Borobudur, Borobudur !” me dit Arif en pointant du doigt une arche représentant la frontière entre la province de Yogyakarta et Java centrale.

“Yes, Borobudur !”

Après cette escapade cheveux au vent, la musique présente dans toute la zone du temple me baigne dans une ambiance mystique alors que je paye Arif pour ses services. Celui-ci me faire savoir qu’il m’attend pour me ramener à Yogyakarta.

Le parc autour du temple est immense et les locaux venant visiter celui-ci, n’ont pas l’habitude de voir des étrangers. Ils cherchent le contact et se montrent assez curieux. D’autant plus que je ne passe pas inaperçu avec mon sac sur le dos.

Le temple est structuré selon la conception de l’univers dans la cosmologie bouddhiste. Selon celle-ci, l’univers est divisé en trois sphères superposées, kamadhatu, rupadhatu et arupadhatu, représentant respectivement la sphère des désirs dans laquelle nous sommes esclaves, la sphère des formes dans laquelle nous abandonnons nos désirs mais restons assujettis au nom et à la forme, et la sphère du détachement des formes où il n’y a plus ni nom ni forme.

La visite se fait de bas en haut, en circulant sur chaque étage dans le sens des aiguilles d’une montre. Suivant symboliquement l’ascension spirituelle illustré par les fresques sculptées sur les murs.

 

 

 

 

 

Durant toute la visite, je me sens bien, dans mon élément et commence à comprendre la source du mal-être des temps modernes. Notre façon de courir d’un désir à l’autre, qui ne semblent pas combler le vide auquel nous tentons d’échapper en passant notre temps devant la télévision, nous éloignant ainsi de nous-même et de notre vraie nature. S’attachant ainsi aux objets, en recherchant un plaisir immédiat mais illusoire, faisant tout pour avoir une belle voiture, une belle maison, jusqu’à exercer un travail qui ne nous satisfait pas toujours. Même si le matériel fait aussi parti de la vie, nous en payons parfois le prix fort.

“Please Mister.”

“Yes.”

La jeune écolière qui m’interpelle de façon assez timide me propose de répondre à quelques questions pour l’aider dans un projet de classe. Ces camarades ricanes devant sa maladresse. Ou peut-être est-ce la mienne ? Quoiqu’il en soit je suis ravi de pouvoir l’aider et répond tant bien que mal à ces questions. Une photo souvenir et c’est reparti.

Les quatre heures passé au temple et le contact humain des touristes locaux m’ont ressourcer et je commence à être plus à l’aise.

Observez les situations dans les quelles vous éprouvez une joie profonde. Elles vous indique que vous nourrissez un ou plusieurs de vos besoins. Qu’est qui vous fait vraiment vibrer ? Quelles activités vous procure du plaisir, de l’énergie ? Les voyages, les activités en famille, la lecture, la peinture, travailler dans une association. Quel besoin nourrissez-vous lorsque vous les faîtes ? Quel mot pouvez-vous associé avec ces activités ? Liberté, partage, aventure, contribution, créativité…

La confiance en soi

“La confiance en soi retrouvée autorise une certaine confiance aux autres.”

– Pierre Bourgault –

“He’s gone !?” Demandais-je au gardien située à l’entrée où m’avait déposé Arif. On dirait que mon Anglais reviens !

“Yes, you have been too late.”

Arif est parti, je comprends que le temps passé à attendre n’est pas rentable pour lui, mais je me sens trahi. J’ai le sentiment d’avoir été dupé, trompé. Me revoilà encore une fois à la recherche d’une solution pour rejoindre la gare avant que le train ne parte. Si j’avais imaginé cette situation il y a quelques jours, j’aurais surement paniqué.

Mais je suis de plus en plus à l’aise, un peu plus confiant et chaque sortie de zone de confort devient plus facile. Osant plus, sans tergiverser.

Demandant au gardien s’il y a un bus pour Yogyakarta, celui-ci me fait signe de me diriger vers le parking mais la rangée de bus ne m’inspire pas. Pourtant ils ont l’air de présenter tout le confort que l’on peut souhaiter : climatisation, vitres teintées… Mais ça ne me dit rien de voyager au milieu des touristes occidentaux. Je veux de l’authentique, du vrai, de l’aventure ! Et je serais servi !

Comment Arif a t’il pu me laisser en plan ? Allez, oublie cet incident et va de l’avant.

“Stasiun bis ?” Demandais-je au brave vieillard qui attend à côté de son tuk tuk. Osant même sortir quelques mots d’Indonésien. Avec un hochement de tête il me fais signe de m’installer et se met à pédaler avec un peu de peine.

Dix minutes après, nous nous arrêtons devant une échoppe ou pendent t-shirt multicolores et autres souvenirs en tout genre. En Asie bon nombres de chauffeurs ont des arrangements avec les boutiques et vous amènent dans celles-ci alors que vous n’avez rien demandé. L’expérience précédente avec Arif me fait penser que je viens encore de me faire avoir.

Mais pas cette fois, le vieillard pointe le doigt vers la boutique et j’aperçois un van situé de l’autre côté de celle-ci. Après avoir réglé la course, je traverse l’échoppe et m’installe dans le fond du mini-bus. Pas de porte, ni de place pour entreposer les bagages, siège inconfortable… Est-ce qu’il va parvenir à démarrer ? Mais là encore le sourire et l’enthousiasme des habitants vaut tout le confort du monde.

Le train part dans trois heures et le van ne partira qu’une fois rempli. A priori la vie ici semble être totalement désorganisée, et ce mode de fonctionnement est l’opposé de notre société où tout est carré, prévu… On ne vie pas au rythme de nos impératifs, on vie, point final, dans l’acceptation de ce qui est, abandonnant notre besoin de contrôle sur les choses.

Arrivé à Yogyakarta, c’est en tram que le trajet se termine. Et je n’ai jamais vu des portes de tram s’ouvrir et se fermer aussi vite. C’est tout juste si vous ne devez pas sauter dans le wagon à son passage !

Construire des cercles vertueux de petites réussites améliore notre confiance en soi, élargissant notre zone de confort. Mais la véritable confiance provient de la confiance en les autres et en la vie. Quel objectifs pouvez-vous vous donner pour créer cette dynamique de progrès ? Avoir une alimentation saine, arrêter de fumer, reprendre le sport, une passion, perdre du poids. Qu’allez vous mettre en place ?

Le goût du risque

“N’écoutez pas les critiques. Prenez des risques.”

– Claude Lelouche –

Il me reste deux heures avant le départ et la faim me tiraille. La ville est en pleine activité à cette heure, trouver de quoi me restaurer ne devrait pas être difficile.

Ce petit warung familiale fera l’affaire. Installé sur le trottoir, le auvent m’offre de l’ombre. Et les quelques tables présentent une place assise pour me reposer un peu. Le soleil devient assommant et je n’ai pas beaucoup dormi depuis mon départ de Paris. Les choix sont restreints et la viande entreposée à la chaleur ainsi que les conditions d’hygiène me font penser à tout ce qu’on a pu me dire avant mon départ.

“Fais attention là bas, il y a beaucoup de voyageurs qui tombent malade en raison des problèmes sanitaires.”

Laisse une chance à ce petit commerçant et goute la saveur de ce babi kecap. Tu as voulu sortir de ta zone de confort, tu veux de l’authentique, en voici. Et puis l’homme qui tiens la boutique en mange bien et de toute façon tu as les médicaments nécessaires.

Délicieux. Épicé, mais j’aime les plats épicés. Il fait plus chaud d’un coup !

Me voilà rassasié, en espérant que mes intestins supporteront ce repas. Le filtre de ma gourde me permet de boire l’eau que je trouverais tout le long du voyage. Je profite de la carafe située sur la table pour faire le plein. Évitant ainsi d’acheter des bouteilles plastiques dans un pays où la gestion des déchets et le recyclage sont peu développés.

De retour à la gare une jeune femme marche doucement vers moi. J’ai l’impression qu’elle me veut quelque chose.

“Mister Capelle ?” me demande t’elle.

“Yes !” Comment connait-elle mon nom ?

“Is it your bag ?” Ma sacoche ! J’ai dû l’oublier dans les toilettes avant d’aller manger. Je vérifie, tous mes papiers sont là !

Il est l’heure de partir en direction de Probolinggo et du volcan Bromo, après un changement à Surabaya.

Ne laissez pas les croyances ou les peurs de votre entourage dicter vos choix. Ils vous mettent en garde parce qu’ils vous aiment, mais ils vous feront également douter. Parce qu-ils n’osent pas sortir de leur zone de confort et n’ont pas nécessairement l’habitude de prendre des risques. Plus vous prendrez de risques, plus il vous sera facile d’en prendre. Prenez-en, mais prenez des risques calculés, sinon il vous faudra prendre la responsabilité des conséquences… Quelle chose que vous n’avez jamais fait allez-vous tenter ? Visiter une ville inconnue, monter l’entreprise de vos rêves, partir seul un week-end, conduire en ville, prendre une initiative au travail. Par quoi allez-vous commencer ?

 

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